J’espère que vous allez bien. Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous une citation qui me parle bien et qui, je trouve, va au-delà du yoga.

Elle est de Sri Krishna Pattabhi Jois (1915-2009), yogi et enseignant de yoga ashtanga, notamment à Madonna, Sting ou encore Gwyneth Paltrow. Grâce à ses élèves illustres (et moins illustres aussi), il a pu introduire cette forme de yoga en Europe et aux Etats-Unis dans les années 1960, où elle a connu son âge d’or sous le nom de Power Yoga.

Un peu d’histoire avant de commencer…

A l’origine, aucun membre de la famille de Sri K. Pattabhi Jois n’avait appris le yoga, ni même ne s’y était intéressé. Son père était astrologue, prêtre, et propriétaire terrien. Pourtant, en 1927, à l’âge de 12 ans, Jois assiste à une conférence et manifestation au Jubilee Hall de Hassan (sa ville natale) animée par Tirumalai Krishnamacharya. Il devient son élève, dès le lendemain et pratique avec Krishnamacharya tous les jours pendant deux ans.

Jois n’a jamais dit à sa famille qu’il pratiquait le yoga : il se levait tôt, se rendait à sa pratique et puis allait à l’école. En 1930, il s’enfuit de la maison pour aller étudier le sanskrit, avec 2 roupies en poche. Vers la même époque Krishnamacharya quitte la ville de Hassan pour aller enseigner ailleurs. Deux ans plus tard, Jois et Krishnamacharya, sont à nouveau réunis, cette fois-ci, à Mysore.

Pendant ce temps, Krischnamacharya devient le protégé du Maharaja qui lui est reconnaissant de l’avoir soigné grâce au yoga. Pour l’occasion, le maharaja lui crée une yoga shala (un studio de yoga, en gros)  dans l’enceinte même du palais. Pattabhi Jois accompagne souvent Krishnamacharya lors de démonstrations de yoga. Après la mort du Maharaja en 1941, Pattabhi Jois reste à Mysore tandis que Krishnamacharya quitte la ville.

Parcours de yogi et professeur

Entre temps, il a épousé Savitramma (plus connue sous le nom d’Amma), en juin 1937 et occupe un poste de professeur de yoga au Sanskrit College du Maharaja. En 1948, avec l’aide de ses étudiants, il achète une maison dans le quartier de Lakshmipuram et il y crée l’Institut de recherche sur l’Ashtanga Yoga. En 1973, il quitte le Sanskrit College pour se consacrer uniquement à l’enseignement et l’étude du yoga dans sa Shala. Entre1976et 1978, il devient professeur honoraire au Collège de médecine du Gouvernement indien.

En 1964, André Van Lysebeth (auteur de la célèbre Encyclopédie Yoga), passe deux mois auprès de Pattabhi Jois. Il apprend le niveau primaire et intermédiaire des asanas de l’Ashtanga Yoga. Peu après, Van Lysebeth écrit J’apprends le yoga qui mentionne l’existence de Jois ainsi que son adresse. A partir de ce moment, bon nombre d’Occidentaux sont venus à Mysore dans le but d’étudier le yoga auprès de lui, et continuent aujourd’hui à diffuser son enseignement à travers le monde entier, même après sa mort.

D’ailleurs, Sri Pattabhi Jois a continué d’enseigner à l’Ashtanga Yoga Research Institute de Mysore, avec sa fille et son petit-fils, jusqu’à son décès de causes naturelles, à l’âge de 93 ans.

citation yoga - Jois

La citation yoga du jour #1

Bon, après cette présentation en bonne et dûe forme, passons à la citation en question !

citation yoga

Pratiquez et le reste viendra.

Ce que cette citation m’inspire, c’est que sur le tapis, aussi bien que dans la vie, les difficultés ne doivent pas nous empêcher de persévérer. On ne doit pas baisser les bras devant le premier obstacle, parce qu’à force d’essayer, on finit par réussir.

Au quotidien, c’est ce que je dis souvent à mes deux Miss Mini. Quand la grande se bat avec ses lacets pour les faire suffisamment serrés pour qu’ils tiennent. Quand la petite se bat pour remonter la fermeture éclair de ses bottes toute seule. Elles s’agacent en n’y arrivant pas, elle s’énervent, mais je leur dis de réessayer, encore. Et…. quand elles y arrivent. Quelle fierté de voir leur regard satisfait d’avoir enfin réussi ! #proudmom

C’est pareil, pour moi. Sur le tapis, au quotidien, au boulot, quand j’en découds avec des lignes de code ou des plugins, quand j’essaie de tenir un peu plus longtemps sur mes mains en Bakasana (la posture du corbeau), ou sur la tête, en Sirsasana, dans l’espace…. Quelle gratification, quand j’y arrive !

Alors juste pour ces résultats savoureux, oui ! J’accepte toutes les tentatives ratées, les fails, les coups d’humeurs des Mini’s et le reste pas drôle, parce qu’au final, quelque soit le temps que ça prend, ça se termine toujours mieux au départ !

Et vous ? Qu’est-ce qu’elle vous inspire, cette citation ?

Namasté et more love,

Nikka

PS : pour papoter davantage sur la question rejoins-moi sur le groupe Facebook associé au blog : Zen, parlons zen ! A très vite.