Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous un thème que j’ai abordé en conversation avec un de mes grands frères. Le ridicule au yoga.

Cette année, il s’est lancé en s’inscrivant à un cours de yoga hebdomadaire, près de chez lui, dans l’optique de faire une activité pas violente, mais qui entretiendrait son corps malgré tout. Ayant des soucis pulmonaires chroniques assez lourds, il ne peut plus se permettre des activités cardio hyper exigeantes comme celles qui sont à la mode, ces derniers temps (cross fit, body pump, musculation pure….). Enfin bref !

Vous pensez bien, quand il m’a parlé de son initiative, ce n’est pas moi qui l’aurait découragé. Au contraire, j’étais ravie ! C’est un point commun supplémentaire à partager tous les deux.

Il a donc testé quelques semaines et on s’est retrouvés peu après, autour d’un thé et quelques gâteaux (nous sommes deux gourmands ! ^ ^) pour en discuter.

Je vous fais une retranscription simple d’un bout de notre échange.

Ridicule au yoga : la conversation entre mon frère et moi

Mon frère : Alors le yoga, j’adore. Je sors du cours, je suis tout détendu !

Moi : Tu prêches une convaincue ! Tous les mardi soir à la fin de mon cours, dans ma tête, je chevauche une licorne sur un arc en ciel, tellement je plane ! ^ ^

Mon frère : Ah, ah, ah ! T’es trop forte. Mais en même temps, t’as pas tort. Je dors super bien juste après. Le seul truc, ce sont les postures un peu bizarres, parfois. Et le manque de souplesse, aussi. Je suis un vrai bâton !!

Moi : Ah, ça, quand on démarre, surtout quand on n’a pas fait de sport depuis longtemps, on est raide ! Et puis génétiquement parlant, les hommes ne sont pas prédisposés à la souplesse non plus. Mais ça évolue très vite, tu vas voir !

Mon frère : Il n’y a pas beaucoup d’hommes dans le cours, du coup, on ne se compare pas trop, mais bon… Tout de même ! Parfois, l’idée du ridicule me traverse quand-même l’esprit !

Moi : Tu as du remarquer, on est loin d’être dans la compétition, en cours de yoga. Chacun fait à son échelle et on finit tous par sortir super détendu de l’expérience.

Mon frère : Effectivement. c’est l’idée sur laquelle je me suis concentré, d’ailleurs ! Et jusqu’ici, ça vaut bien l’effort !

Ridicule au yoga : mais pourquoi ?

Voilà en substance, ce qu’il y a eu de plus important, dans notre échange. Le fait qu’il démarre et qu’il se sente parfois un peu ridicule.

  • Ridicule de ne pas pouvoir atteindre ses mollets dans la posture de la pince.
  • De ne pas pouvoir rester assis en tailleur sans avoir le bas du dos qui s’arrondit.
  • Ridicule de ne pas pouvoir rester en équilibre sur un pied dans la posture de l’arbre, qui a pourtant l’air si simple !
  • Et puis aussi ridicule de se retrouver les fesses en l’air dans la posture du chiot.
  • Et sans doute ridicule de plein d’autres choses encore.
Ridicule au yoga - Homme en chien tête en bas

Cela doit même être un peu énervant, j’avoue. La tête veut quelque chose, mais le corps ne suit pas.

Pour autant, est-ce une bonne raison pour abandonner ou ne pas se lancer dans la pratique ?

Absolument pas !

ça ne ferait pas évoluer les choses positivement que d’aller faire l’autruche en enterrant sa tête dans quelque trou, face au malaise.

Sans que je n’ai eu quoi que ce soit à dire, mon frère en est venu à la conclusion tout seul. L’important, c’est de se confronter à ce malaise pour pouvoir apercevoir et bénéficier des avantages qu’il y a derrière.

Se trouver un peu pataud et très gauche pendant le cours, rire un bon coup, continuer quand-même et finir super détendu. Avoir en prime la fierté d’avoir été jusqu’au bout d’un processus mentalement exigeant et anxiogène.

Cool, non ?

En conclusion

Au final, je vous dirai que non seulement le ridicule ne tue pas, mais qu’il peut même vous aider à vous affranchir du poids de vos a priori et vos blocages psychologiques. Pour la petite histoire, les philosophes grecs de l’Antiquité proposaient un exercice étonnant à leurs disciples : se promener sur la place publique avec un poisson mort au bout d’une laisse. Le but était de s’attirer les moqueries des badauds et, pour les disciples, de finir par se détacher du regard d’autrui.

Plus vous choisissez de vous confronter au ridicule, plus vous le banalisez.

Donc pour revenir au yoga, ces fameuses postures bizarres qu’on ne se voyait pas faire jusqu’ici, et bien c’est peut-être celle qui nous apportent le plus en nous poussant à nous dépasser. Vous ne croyez pas ?

Sur ces quelques mots, je vous souhaite une excellente journée !

Namasté et more love !
Nikka

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